Défi relevé: j’ai changé d’étage!

triathlon d'Yverdon | motivation | se fixer des buts

 

Le 5 juin je me lançais ce défi complètement fou: participer à un triathlon alors que je ne pratiquais aucune des 3 disciplines concernées. J’avais 12 semaines devant moi pour m’entraîner. Et bien ça y est! Je suis fière de vous annoncer que le défi est relevé! 500m de natation, 22.5km de vélo et 5km de course à pied terminés en 2:27.43, à la 101è place des 101 femmes classées en short distance, avec 1h13min de retard sur la première arrivée. Sans surprise: j’avais prévu 2h30.

Bien sûr ces chiffres sont réels, mais ils ne sont pas représentatifs de ce qui importe à mes yeux. Une semaine après cet événement, voici le bilan en 6 points majeurs que je tire de cette aventure:

 1    Grâce à ce défi, j’ai exécuté 5.1km de natation, 173.4km de vélo, 62.8km de course à pied, 16 séances de 7 minutes workout, 1h32 de stepper et 48 salutations au soleil qui ont été bénéfiques à mon corps et donc à mon moral et à mon estime de moi grâce à la satisfaction ressentie lors de ces entraînements.

 2    Je suis confortée dans le choix des mots qui constituent le nom de ce blog: il s’agit vraiment de décider ce que l’on veut et de passer ensuite à l’action pour se donner les moyens d’y parvenir. Dès que j’ai décidé de me lancer ce défi, il est devenu une réalité pour moi, il existait déjà, il n’y avait plus de doute en moi quant à sa réalisation: pour mes séances d’entraînement, la motivation était entière et inébranlable. La question d’y aller ou pas ne se pose plus, c’est non négociable. Ce processus se produit probablement souvent, même si nous n’en sommes pas forcément conscients, mais je retiens deux autres situations dans ma vie où je l’ai vécu avec autant d’évidence: lorsque j’ai décidé d’arrêter de fumer (il y a 22 ans) et lorsque j’ai décidé de ne plus boire d’alcool (il y a 15 ans, jour pour jour!).

 3    Il est d’une importance capitale de visualiser de façon claire et aussi précise que possible l’objectif que l’on veut atteindre, en décrivant dans les détails évidemment le but final, mais en n’oubliant pas les difficultés qui se présenteront et les erreurs qui seront peut-être faites. Un exemple: dès mon départ pour la course à pied, je suis presque toute seule sur le parcours, les autres participants ayant déjà terminé et le public s’étant évaporé (sauf ma famille et trois supporters étant venus me soutenir patiemment et que je remercie du fond du coeur). Mais en additionnant les temps que je réalisais pour chaque discipline, je savais que j’allais terminer en 2h30 environ. Je n’ai ainsi pas imaginé de scènes où je me sentais portée par la clameur d’une foule en délire qui applaudissait à tout rompre à mon passage…

Mais je tiens à préciser ici pour le fun que dans mes visualisations je n’avais pas prévu ces bénévoles – tellement surpris de voir passer ENCORE une concurrente, assis en train de manger leur sandwich – qui oublient de bloquer la circulation à mon passage en me forçant ainsi à me faufiler entre les voitures, ou encore cette scène où – arrivant dans la zone de change avec mon vélo et tentant de me frayer un chemin pour traverser le groupe de participants quittant ladite zone avec tout leur matériel – j’ose des « pardon, pardon » impatients en forçant le passage et je me fais remettre au pas par des « On se calme, chacun son tour! », puis j’entends « Oh là là, elle doit encore partir pour la course, elle! »). Donc même si j’ai essayé d’imaginer chacune des étapes, je n’ai pas pensé à tout mais j’ai gardé le sourire jusqu’au bout.

 4    Se lancer un tel défi c’est nous permettre de changer d’étage alors que nous sommes persuadé d’être condamné à évoluer dans l’étage où nous nous trouvons. Jusqu’à ce défi, quand je me disais « Waouw, ils sont quand même fantastiques ces triathlètes », « C’est pas pour moi le sport » ou encore « Il faut vraiment être surhumain pour faire ça », etc., je me persuadais que je n’avais pas droit à la carte d’accès à l’étage de toutes ces personnes que j’admirais! Et lorsque je parle d’étages, ce n’est pas pour dire qu’il y en a qui sont supérieurs aux autres, mais pour garder à l’esprit qu’il y a des ascenseurs, des escaliers qui permettent le passage de l’un à l’autre, et qu’il ne tient qu’à nous de les trouver! Arrêtons d’écouter les conseils, les principes, les croyances ou encore les peurs qui nous persuadent que c’est l’étage X et uniquement celui-là qui est le nôtre! Il est de la responsabilité de chacun de nous d’aller voir ce qui se passe dans les autres étages, d’être curieux, jusqu’à ce que nous soyons certains de nous installer dans le bon, celui qui nous convient, et pas forcément pour toujours!

 5    La machine est lancée, je sais que c’est vraiment possible, et ma marge de progression est immense. Ce dimanche du triathlon, c’est la première fois que j’enchaînais les trois disciplines dans leur totalité. Et la course à pied seulement, c’était déjà très difficile pour moi, même si j’y arrivais, péniblement. Le jour de la course, je n’ai pas réussi à courir durant les 5km. J’ai dû me mettre à marcher à plusieurs reprises. Je sais donc que je peux m’améliorer, énormément! Jamais de ma vie je n’ai autant couru que durant mes entraînements. Je n’avais jamais couru 5km sans m’arrêter! Jusqu’à mes 20 ans je faisais pas mal de sport, mais pas de l’endurance et j’étais persuadée que je ne pouvais pas courir. Il a fallu attendre mes 54 ans pour tordre le cou à cette croyance, pour aller visiter l’étage de la course à pied et j’ai bien l’intention de persévérer et de progresser. Une semaine après mon triathlon, c’est d’ailleurs au retour de 40 minutes de course à pied (sans interruption) que j’écris cet article!

 6    Faites-le pour vous, ne vous souciez pas de ce que pensent les autres! Ces lignes commencent par les chiffres relatant les scores de ma performance: je pourrais en avoir honte puisque je suis – et de loin – dernière de la course. Mais il ne s’agit pas d’une course contre les autres, mais d’une course avec moi-même! Et je suis satisfaite et reconnaissante vis à vis de tout ces pas que j’ai accomplis, tant physiquement qu’émotionnellement. J’étais fière de moi dès le début de ce défi, à tel point que j’ai roulé et couru avec un t-shirt arborant l’adresse de mon site et affichant la devise « chacun à son rythme » (un grand merci à Aurélie pour les photos)!

 

Des points négatifs? Honnêtement s’il y en a eu, je ne m’en souviens pas! Je ne peux donc que vous recommander de vous dépasser, peu importe le domaine dans lequel vous décidez de le faire. Des idées? Se donner du temps pour la lecture, le sport, la gratitude, privilégier une alimentation plus saine, passer du temps dans la nature, arrêter le tabac, moins râler, voir le bon côté des choses, prendre garde aux mots que l’on s’adresse à soi-même et aux autres, entamer une formation, etc.

Vous décidez de vous lancer un défi? Tous mes encouragements vous accompagnent! Le fait de le partager dans les commentaires facilitera votre démarche et celle des autres, soyez-en donc remercié d’avance!

Avec toute ma bienveillance,

Viviane

 


 

Viviane Kuhn

Guérisseuse, médium Channeling et Soins de guérison Corps&Ame

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