Tu crées ta réalité!

 

Créer sa réalité? Qu’est-ce que ça signifie exactement? Le processus est simple: votre réalité – donc votre vie – est constituée de ce sur quoi vous portez votre attention. Car c’est ce sur quoi vous portez votre attention qui prend de l’ampleur. Deux exemples pour clarifier un peu les choses…

Il y a une vingtaine d’années, lorsque j’étais enceinte, je voyais des femmes enceintes partout, quoi que je fasse: au supermarché, dans la rue, dans des bureaux administratifs, à la piscine, chez le coiffeur, au cinéma, etc. Attention, je ne dis pas que j’avais des hallucinations ou des visions… Simplement que mon état de femme enceinte prenait beaucoup de place dans mon quotidien, mes préoccupations et mes aspirations. Mes pensées étaient ainsi focalisées sur le sujet « femme enceinte » presque en permanence. Et ma réalité était donc à l’image de mes pensées: ce que je voyais et vivais relevait de la femme enceinte et tous les sujets apparentés (nouveaux-nés, poussettes, rayons puériculture, layette, alimentation bébé, cabinets d’obstétricien, babyphones et autres gadgets en tous genre). Et vous savez quoi? Aujourd’hui je serais incapable de vous dire quand j’ai vu une femme enceinte pour la dernière fois, ou même si j’en ai vu une durant la semaine écoulée. Et pourtant elles n’ont pas disparu, vous le savez autant bien que moi. Non, non, je n’ai pas le pouvoir de les faire apparaître puis de les faire disparaître… Mais j’ai quand même un pouvoir extraordinaire: celui de les faire apparaître ou disparaître de MA réalité!

Vous imaginez ce que cela veut dire? Et oui, que chacun a le pouvoir de créer sa réalité! Il s’agit de porter notre attention sur ce que nous souhaitons, et cela sera notre réalité. D’où l’importance de ne plus s’attarder sur ce que nous avons décidé de supprimer, ce dont nous voulons nous détacher.

Autre exemple, celui de ce pendulaire, furieux que son train ait encore une fois plus d’une heure de retard et qu’aucune information ne soit communiquée aux voyageurs. Sa réalité? On se moque de nous, ces retards se multiplient, ce manque de communication est inacceptable, il paie pourtant des impôts, il débourse – trop – pour un abonnement, il sera en retard, il est énervé, il élève son niveau de stress, il produit du cortisol*, se rend malade, prend du poids, et le cercle vicieux continue. Voilà ce qu’est SA réalité, ce sur quoi il choisit de porter son attention.

Peut-il en être autrement? Bien sûr! Première étape, se demander si il peut changer quelque chose à la situation: dans le cas présent la réponse est négative. Inutile donc de s’épuiser à vouloir le faire. Etape suivante, qu’est-ce qu’il peut « nourrir » de positif dans cette situation? C’est là que commence le travail: partir du principe que ce qui nous arrive n’est pas une avalanche de problèmes dont nous sommes les victimes et qui nous accablent, mais qu’au contraire toutes ces choses sont des opportunités nous permettant d’expérimenter des étapes favorables à notre épanouissement. Ce voyageur peut commencer par se dire qu’il n’y a pas forcément de danger aigu lié à cette situation. Il avait un rendez-vous? Les moyens existent aujourd’hui pour avertir les personnes concernées qui devraient faire preuve de compréhension si elles sont douées d’un minimum d’empathie, étant données les circonstances. Le fait qu’il remercie son interlocuteur et reste calme et serein au téléphone  incitera d’ailleurs celui-ci à en faire de même.

Il a l’impression de perdre son temps à ne rien faire? Pourquoi ne pas en profiter pour faire justement quelque chose de positif?

  • Engager la conversation avec quelqu’un qu’il connaît vaguement pour faire plus ample connaissance (de manière constructive, pas pour parler de l’état catastrophiques des transports publics).
  • Profiter de la longueur du quai, voire des escaliers tout proches pour faire des allers-retours (pour faire quelques pas de plus afin d’atteindre les 10’000 qu’il est censé faire chaque jour pour son bien-être physique).
  • Appeler un membre de sa famille, un/e amie à qui il n’a pas parlé depuis longtemps, pour lui dire combien il l’apprécie et prendre de ses nouvelles (plus confortable sur le quai que dans le train, pour lui et les autres voyageurs d’ailleurs).
  • Rester immobile, les yeux fermés, et profiter de transformer cette attente en méditation, en moment de recul, de retour sur soi, de respiration profonde (il peut s’imaginer au milieu de la forêt, à la plage ou n’importe où ailleurs, sans se soucier de la foule qui gravite autour de lui).
  • Passer en revue tous les moments de sa journée, de sa vie, pour lesquels il a de la gratitude: il a un toit, une famille, des gens qui l’aiment et qu’il aime, de l’argent (même s’il en voudrait plus), sa santé (même s’il peut l’améliorer). 
  • Cette situation se produit trop souvent? Peut-être est-ce le moment qu’il fasse le point et qu’il décide de s’organiser d’une autre manière.
  • Et ainsi de suite, la liste est interminable.

La question qu’il doit se poser: comment transformer ce problème en opportunité. Et plus il le fera, plus cette habitude s’ancrera en lui, et le cercle vertueux continuera, pour que SA réalité devienne ce sur quoi il aura choisi de porter son attention, c’est-à-dire une occasion de progresser, de devenir meilleur et d’obtenir ce qu’il souhaite.

Quelle différence entre ces deux exemples? Pour celui des femmes enceintes, il s’agit de ce que j’appellerai la création spontanée: pas d’effort particulier à fournir, l’attention est constamment portée sur ce thème et c’est pourquoi il est devenu réalité. Dans le cas du train en retard, un effort doit être produit pour créer une réalité positive, pour ne pas tomber dans le piège de la réalité spontanée qui est ici négative. Education, conscience, patience et persévérance sont les outils indispensables de cette transformation. Car comme pour toute nouvelle compétence que nous voulons acquérir, il faut s’entraîner. Mais petit à petit, pas à pas, cette réalité positive deviendra notre réalité spontanée, dans des domaines de plus en plus nombreux, et enfin notre réalité sera celle de nos rêves!

Ne laissons pas ce pouvoir qui est en chacun créer une réalité dont nous ne voulons plus! Si nous le mettons au service de notre bien-être, notre bonheur débordera pour aller nourrir celui des autres. Alors au travail! 

 

* « De nombreuses situations contrariantes ou contraignantes de notre vie quotidienne sont perçues comme un stress. Nos émotions alimentent également largement le moulin à stress! La préoccupation, la pression des tâches quotidiennes, la peur, l’envie, la jalousie, la rage, l’anxiété, et d’autres sentiments ou émotions de même acabit, qui envahissent nombre d’entre-nous sur une base quotidienne, sont responsables d’un état de stress.〈…〉 Un stress qui nous envahit jour après jour. Ce que l’on appellera un stress chronique.〈…〉Le cortisol possède une action hyperglycémiante, il élève le taux de glucose dans le sang en favorisant sa synthèse dans le foie à partir des acides aminés libérés par le catabolisme des protides qu’il provoque.〈…〉La sécrétion prolongée du cortisol et des corticoïdes en général dans le stress chronique provoque un épuisement progressif des glandes corticosurrénales. Cette sécrétion abusive est responsable de différents troubles métaboliques et organiques dont : – l’hypertension artérielle – l’ulcère de l’estomac – l’ostéoporose – la diminution des défenses immunitaires – la sensibilité aux maladies allergiques – au diabète, l’obésité – aux troubles cutanés – des cas d’arthrites rhumatismales – accumulation de gras abdominal » (extrait de cette page, à lire pour plus de détails).

 


 

Viviane Kuhn

Guérisseuse, médium Channeling et Soins de guérison Corps&Ame

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